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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 20:51

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  Anna Gawlak

 

 

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  Amanda Blake

 

 

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  Annette Pehrsson

 

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  Anna Leppala

 

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  Mariam Sitchinava

 

 

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 21:43

 

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Editions L'Ecole Des Loisirs - Collection Médium

Sortie : 19 novembre 2014

Photo de Couverture : Elena Shernyshova

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 10:43

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J’ai examiné la carte attentivement. Nous en avions pour plus de six heures de route, il fallait même ajouter une heure supplémentaire vu les kilomètres au compteur de la Break. Nous allions donc descendre vers le sud, longer la rivière Missouri qui coupait l’état en deux et traverser Selby, Gettysburg, on contournerait Pierre, la capitale de l’état, puis on passerait par Murdo, Mission, Martin et enfin nous arriverions à Pine Ridge. J’étais content de ce voyage parce que ça me permettait de revoir, même de loin, les Black-Hills et les Badlands qui sont des paysages magnifiques et déroutants. Mes parents m’y avaient emmené de nombreuses fois. J’avais découvert des buttes, des pinacles et des flèches sublimes, presque magiquement érodés et des prairies à perte de vue. Lorsqu’on voyageait, c’était souvent mon père qui conduisait mais ce dont je me souvenais le plus, ce sont les pieds de ma mère. Elle enlevait systématiquement ses chaussures dès que l’on faisait plus de vingt kilomètres. Elle posait ses pieds nus sur le tableau de bord et les bougeait en rythme selon la musique que l’on écoutait. On aurait dit une hippie, elle portait une bague en argent autour d’un de ses orteils. Je m’amusais à prendre des photos à partir de cet angle. Ses pieds au premier plan et les paysages grandioses à l’arrière. Selon les voyages, elle portait du vernis à ongles différent : du vert, du jaune, du rouge, du violet, du rose et derrière, je voyais les montagnes rocheuses noire, ocre ou sable ou bien les prairies alignées en couvertures rouge, jaune ou brune. A la maison, il y a des centaines de photos de ces territoires majestueux avec les pieds de ma mère, fabuleux et vivants, au premier plan.

Mon père à chaque voyage avait quant à lui l’habitude de toujours prononcer la même phrase,  

-          On comprend mieux la vie en voyant ça, hein ?

Je ne savais pas s’il parlait seulement des prairies, des plaines et des montagnes ou bien si comme moi, il associait la beauté de la nature aux pieds de Maman. Mais j’acquiesçais toujours.

Là, c’était mon premier voyage depuis un an. J’ai repensé aux yeux de l’hôpital, aux journées dénudées et aux nuits infinies, à tous mes kilomètres suspendus et arrêtés et aux oiseaux qui conversaient en chants affolés le matin devant ma fenêtre. J’ai pensé aux jours et aux images qui disparaissent.

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 10:37

 

 

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Illustration : Lu Green.

http://lugreen-illustration.com/

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 14:43

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En m’approchant de la voiture déglinguée, j’ai eu cette sensation de tomber dans une sorte d’état comateux, pas celui lié à la mort ou à la douleur, mais celui des rêves profonds, ceux dans lesquels on est bien et dont on ne veut pas sortir. La nuit, parfois, ça m’arrive, je rêve et je vois d’abord mon père, puis ma mère, ils se rejoignent au bord d’une falaise et se donnent la main. Ils marchent devant moi, le ciel n’est pas d’un bleu qui fait mal mais d’un bleu doux, profond, il y a un léger vent, la jupe de ma mère flotte légèrement, elle sourit et moi, je suis à quelques mètres derrière eux, j’ai mon ballon de basket sous le bras, mes chaussures de sport aux pieds, je me tiens droit, je vois mes parents devant moi, ils se retournent pour s’assurer que je suis là, je leur fais un signe et je souris, mon visage est lisse et mat, juste ce qu’il faut pour que je me sente heureux, sans boutons, j’avance à la vitesse que je veux, je joue avec mon ballon, je le lance dans les airs et le rattrape, de plus en plus haut, de plus en plus fort. C’est mon rêve. J’entends les vagues, le bruit de la mer qui va et vient pendant que mon ballon s’élance dans les airs pour retomber à terre. Je suis léger, tout me semble aérien puis une nouvelle fois, je lance mon ballon, avec une énergie folle mais il ne revient pas, il reste comme suspendu dans le ciel, je ne comprends rien, mes parents s’arrêtent de marcher et se retournent vers moi, ils me parlent mais je ne les  entends pas, je crois qu’ils hurlent, mon père devient ce visage de colère et ma mère a ce sourire figé comme si on le lui avait collé sur la figure. Ils me font de grands gestes mais je n’arrive plus à parler. Puis ce rêve où je suis bien, où rien ne peut être meilleur se transforme en quelque chose de noir et monstrueux. C’est mon cauchemar. Le ballon retombe du ciel comme un miracle sombre, je me sens terrifié, il se retrouve entre mes mains et je décide de le lancer vers la falaise, dans la mer, pour oublier qu’il s’est retrouvé pendu au ciel. Subitement, je ne veux plus le toucher. Mes parents suivent le ballon, je ne comprends pas, ils décident de suivre son mouvement pour s’en saisir comme s’ils avaient besoin de le sauver, lui, ils font une embardée et sautent tous les deux de la falaise pour tomber dans la mer. Je ne les vois plus. Je me retrouve seul, les vagues en bas vont et viennent, vont et viennent, infiniment et puis il n’y a plus que ma respiration bruyante, sous le ciel bleu et dur,  Il n’y a plus que moi et je pleure. Mon oreiller est trempé lorsque je me réveille. C’est mon cauchemar. Il va et vient. Infiniment. Toutes les nuits. (projet en cours)

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 10:48

Petit souvenir d'une lecture au Triangle à Rennes en compagnie de Maylis de Kérangal :

Cliquer ici : link

 

 

 

triangles

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 13:13

Je serai au Triangle à Rennes en compagnie de Maylis de Kérangal le mercredi 12 février à 19 heures pour parler "Littérature et photographie".

 

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Quand la photographie n’est pas une illustration, une redondance au texte, mais qu’elle suscite le texte ou agit en révélateur, le lecteur se surprend à retourner sur ses pas, à feuilleter encore et encore, à scruter et à s’interroger sur la création et la fabrique du texte. Marie Chartres et Maylis de Kérangal ont joué le jeu de cette rencontre du texte et de la photographie avec les maisons d’édition Les Inaperçus et Le bec en l’air. En sont nés deux livres très brefs, que l’on ne quitte que pour les offrir.

Maylis de Kérangal extrait de Pierre feuille ciseaux, éditions Le bec en l’air, 2012

«Le garçon et la fille y marchent l’un derrière l’autre, elle se faufile à merveille dans le feuillage, se déhanche et s’incline au gré des ronces et des fougères, souple, déterminée, quand lui avance plus lentement, chasse à grands gestes les insectes qui tournoient autour de lui, bien visibles dans les rais de lumière, ils progressent saoulés par l’énergie pulsatile, matérielle, qui abonde, ont bientôt de l’herbe jusqu’à mi-cuisse et des barrières de buissons denses à traverser en écartant les branchages. L’air est lourd, chargé d’humidité, il va pleuvoir.»

Marie Chartres extrait d’Immense et rouge, éditions Les Inaperçus, 2012

«Je ne veux plus rien savoir de cette histoire, je ne veux plus jamais l’entendre. Il baisse les yeux lorsqu’il le lui dit et puis il a ce mouvement de tête, toujours là, comme ça, comme s’il avait honte ou qu’il était blessé mais elle n’arrive pas à s’en empêcher. Elle veut toujours lui raconter l’histoire du petit oiseau au cimetière en caoutchouc.

 

Le Triangle :

Boulevard de Yougoslavie - BP 90160

35201 Rennes Cedex 2

Mail : infos@letriangle.org

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 09:23

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Je suis resté immobile devant le portail du lycée. Un grand gars aux cheveux noirs m’a bousculé, les mains dans les poches, sans s’excuser. J’ai bien failli m’étaler par terre. Ma béquille a voltigé dans les airs comme s’il avait intentionnellement shooté dedans. Je me suis senti perdu comme si on m’avait arraché un bras ou quelque chose de très cher comme mon smartphone. J’ai vu le grand gars s’éloigner, les épaules voutées, avec le drapeau des Indiens Oglalas imprimé à l’arrière de son tee-shirt. Un cercle de plusieurs tipis blancs sur fond rouge.

Le temps s’est comme suspendu et je me suis écroulé par terre, déséquilibré par le poids de mon sac à dos ouvert et ma béquille enfuie. On aurait dit un  petit soldat désarticulé. Que faire quand tout le monde autour de soi est fort et vaillant et que l’on ressemble à une idiote de pauvre allumette ? J’ai brutalement envie de pleurer, de rester là devant le portail du lycée sans personne pour me regarder, sans personne pour m’aider. Rester là, comme cela. Ne plus bouger. Ne plus voir. Ne plus sentir.

Trois secondes plus tard, je me sens soulevée dans les airs, comme si je ne pesais pas plus lourd qu’un bout de chiffon. Je prends conscience que c’est ce gars au tee-shirt rouge qui m’empoigne de son seul bras gauche pour me remettre droit, il tient ma béquille à la main, elle semble minuscule entre ses doigts, on croirait presque une baguette magique. Je l’entends marmonner :

-          Scuse-moi Tige brisée, j’étais en rogne. Je marchais et j’ai buté dans un truc, je pensais pas que c’était quelqu’un.

-          Tu pensais que c’était quoi ?

-          J’sais pas, une poubelle ou un truc de ce genre

-          Un mec en béquille, en jean et blouson noir, tu confonds ça avec une poubelle ?

-          Quand t’es dans ma tête, ouais, mec, ça arrive. Tiens, je te rends ta tige dit-il en me tendant ma béquille.

-          Tu comprendras que je vais avoir du mal à te remercier.

-          T’inquiète, pas de souci. Je dois y aller là. C’est ma première  journée de cours. Salut, à plus,  Tige brisée, conclut-il.

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 12:55

 

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 21:40

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Du 10 au 13 octobre, je serai à Angers à l'occasion du Festival Pas[s]sage 2013. J'y côtoierai Zaü, Patrick Sobral, François Place, Christophe Mauri, Olivier Letellier, Nathalie Le Gendre, Stéphane Jaubertie, Keiko Ichiguchi, David Dumortier, Philippe Dorin et Max de Radiguès. Un beau programme !

 

Plus de renseignements : ici link

 

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  • : Blog de Marie Chartres, publiée à L'Ecole des Loisirs et aux éditions du Chemin de Fer.
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