Mercredi 21 juillet 2010 3 21 /07 /2010 20:11
 

Il m'arrive quelquefois d'avoir besoin de toi

tant besoin d'un endroit quand j'en ai marre de moi

est-ce que tu peux me serrer, sur mon chagrin te poser

j'ai tant besoin d'une voix qui me dise ne t'en fais pas

est-ce que tu peux m'embrasser, j'ai tant besoin d'un baiser.

 

Cette chanson tous les jours écoutée et ces mots prononcés des jours entiers,

répétés, décharnés jusqu'à haïr.

Déterminée à l'idée que cette chanson ne devrait pas exister. Elle te poinçonne et te piétine. Il te faut des heures entières pour tout bien rapiécer.

Et pourtant, chaque matin, dans le blanc de l'hiver, écoutée

Cette chanson que tu berces à tout instant pour ensuite la gifler

Par Marie Chartres
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Vendredi 9 juillet 2010 5 09 /07 /2010 21:30

 

le-ruban-blanc.jpgNon ce que tu veux, c'est préserver ton cœur. L'emballer, le protéger, l'immuniser.

La veille, il avait beaucoup neigé. Une sorte de blizzard. Et ce blanc immaculé et glacé t'avait donné cette idée de l'empaqueter. Ce cœur sang de rouge.

Dans la salle de bain, tu avais ôté tes vêtements un à un, aussi lentement que pouvait le faire ta mère. Ce jour-là, il n'y avait aucune écorchure sur ta peau, une virginité épidermique, tout était si neuf, si nouveau, presque beau. Aucune blessure, il fallait simplement préserver et garder ce bout de palpitant auquel tu croyais malgré tout. Parfois, tu croises tes bras sur lui comme on le ferait avec un enfant. Une sorte de berceuse douce heureuse. Le reste de toi, tu t'en bats mais ce cœur là est une idée fixe, une obsession.

C'est le morceau de toi que tes parents n'ont jamais tenté de toucher, c'est le morceau que va bientôt perdre ton frère.

Tu t'observes nue dans le miroir, tu caresses tes seins en t'assurant que sur la gauche, ça bat toujours. Et puis tu fouilles dans l'armoire à pharmacie où tout est blanc presque laiteux. Sparadrap, gazes que tu découpes à la mesure de ton cœur trop grand. Tu l'emmaillotes comme un nouveau né, ah non, jamais quelqu'un ne viendra y toucher. Le voilà protégé, ceinturé, dissimulé.

Ton palpitant momifié. Tu n'ouvriras son tombeau que lorsque tu l'auras décidé.

Devant une vague, une fleur, un homme, peut-être.

Tu penses qu'il y aura bien un ami, un cher ami pour s'en occuper.

Que ça existe.

Tu grifferas l'air et la terre pour le trouver.

Ce cœur ami qui te transfusera.

C'est ce que tu murmures en appliquant le pansement sur ce cœur si grand.

 

 

(Photo extraite du film "Le ruban blanc")

Par Marie Chartres - Publié dans : Autres
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Samedi 26 juin 2010 6 26 /06 /2010 07:42

Une contribution pour le site "Les états civils". A voir ici : http://etats.civils.free.fr/

 

 

 

 

et une autre sur le blog "Lecture jeune" où je m'essaie à une petite bibliothèque idéale :

http://bloglecturejeune.blogspot.com/2010/06/quels-sont-les-ouvrages-que-vous.html

 

Le blog de Lecture Jeune

Par Marie Chartres - Publié dans : Autres
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Jeudi 20 mai 2010 4 20 /05 /2010 17:54

Citrouille, le blog des Librairies Sorcières :

 

Les anglaises - Marie Chartres

  • Marie Chartres
  • Neuf, L’École des Loisirs - 8,50 €

Après la sortie l’année dernière du remarquable Bleu de Rose dans la collection Médium, Marie Chartres vient de faire paraître chez le même éditeur mais cette fois–ci dans la collection Neuf le très réussi Les anglaises. Le lecteur retrouvera ici les mêmes qualités d’écriture, la même justesse du regard. Roman épistolaire au destinataire rêvé, Les anglaises est le portrait d’une petite fille de dix ans à la chevelure indomptable, empêtrée dans une quête d’identité. La façon dont Marie Chartres donne à lire les lettres qu’elle adresse à sa mère naturelle ne prétend manifestement pas au réalisme. Elle réussit à restituer quelque chose de bien plus subtil : le point de vue d’une enfant sur un monde qu’elle ne parvient plus à comprendre. Suzie aurait de «mauvais yeux» et ce handicap souligne la poésie du quotidien, l’incongruité de certaines situations (scène superbe de la vengeance dans le bus), révèle la beauté ou le malheur de ceux qui nous côtoient.

«Mine, je sais que tu n’existes pas. Ce sont les mensonges des miroirs qui m’ont soufflé cette idée et cette présence imaginaire. Tu n’existes pas et c’est mieux comme ça. J’ai été atteinte de la maladie des mauvais yeux mais maintenant c’est terminé. Il y a d’autres enfants qui ont peut-être la maladie des mauvaises oreilles (il n’entendent que ce qu’ils veulent) ou d’autres encore, la maladie de la mauvaise bouche (ils disent des mots qu’ils ne pensent pas vraiment). Moi, c’était les yeux. »

Combien de romans à destination de la jeunesse donnent à lire des lignes d’une telle justesse ? Combien proposent si élégamment une explication à la fois modeste et limpide au mystère de la fin de l’enfance ? Comptons donc sur nos doigts, tirons-en les conclusions et attendons patiemment le prochain roman de Marie Chartres en nous demandant qu’elle a été notre «maladie» et si nous en sommes vraiment guéris…

Rédigé par Gwendal Oulés de la librairie Récréalivres

Source : Citrouille, le blog des Librairies Sorcières http://lsj.hautetfort.com/archive/2010/03/29/les-anglaises.html

 

 

 

 

Librairie Récréalivres :

 

Les anglaises, Marie CHARTRES, ed. EDL, coll. Neuf, 8.50€

Eh bien non ! Ce n’est pas tout à fait ce qu’on imagine ! Suzie est blonde et très bouclée alors que ses parents ont des cheveux raides, cruelle découverte qui va la bouleverser. Bien sûr elle se confie à Macia, sa meilleure amie qui a la chance d’être si proche de sa mère , si semblable à elle, mais ce n’est pas suffisant. Pour répondre à toutes les questions qui la taraudent, Suzie va écrire 16 lettres à celle qui -pense-t-elle - l’a abandonnée, une façon de voir clair en elle. Et Suzie finira par y voir clair. On croit entrer dans un roman sur l’adoption et l’on se retrouve devant une quête d’identité. Suzie se cherche et se trouve. Une histoire bien construite sur une adolesecnte qui comprend qu’il faut avant tout se construire soi-même.

Auteur : Anita

Site de la librairie Récréalivres http://recrealivresque.free.fr/spip.php?article121

 

 

 

 

Le blog "Des enfants, des livres" :

 

Suzie, bientôt dix ans, a sur la tête de belles anglaises indomptables. Mais cette chevelure lui cause bien des soucis. Quand elle se regarde dans un miroir, la fillette ne voit aucune ressemblance avec ses parents. Elle a été adoptée et tout le monde le lui a caché ! Alors pour évacuer son mal être, Suzie décide d'écrire à Mine, sa vraie maman qui l'aurait abandonnée.

Certains enfants ont la maladie des mauvaises oreilles et n'entendent que ce qu'ils veulent, Suzie elle, a eu la maladie des mauvais yeux. Dans ce roman épistolaire, Marie Chartres évoque avec justesse la quête d'identité d'une petite fille et montre qu'il suffit parfois de peu de choses pour retrouver confiance en soi.

Qui n'a jamais pensé, étant enfant, qu'il avait été adopté ? Un petit roman qui se lit facilement. Le sujet est abordé de manière différente, sous forme de lettres écrites par la petite fille à sa "vraie" maman. Suzie va apprendre que chaque personne est différente, ce qui forge sa propre identité (et qu'il n'est pas bon de trop ressembler à ses parents) et qu'on a toujours quelque chose de ses parents même si ce n'est pas forcément la ressemblance physique.

Rédigé par Gaellou sur le blog "Des enfants, des livres" http://livresjeunesse.canalblog.com/archives/2010/04/23/17669593.html

 

 

 

Le blog d'Otium


Les_anglaisesL'histoire : Suzie le remarque bien : elle n'a pas les mêmes cheveux, ni les mêmes yeux, ni le même front que ses parents. Alors quoi ?

Notre avis : Croire que l'on est adopté est un sentiment qui revient souvent chez les enfants. Les questions se bousculent alors et l'imagination est grande. L'enfant ne voit que les différences, jusqu'à même en créer.
Le personnage de Suzie est ainsi très réaliste : la petite fille s'interroge, se questionne, doute et ses pensées se mélangent jusqu'à créer une certitude. Ce roman épistolaire, adressé à Mine, que le lecteur devine être la parente biologique de l'héroïne, est d'une très grande justesse et tous les sentiments de Suzie sont extrêmement réalistes.
Et puis, le dénouement arrive, sans leçon, ce qui est fortement appréciable.
Bilan : un roman qui cible bien les questions que beaucoup d'enfants se posent.

Rédigé par Mirabilia sur le blog "Otium" http://123otium.canalblog.com/archives/2010/04/26/17693631.html

 

 

 

L'avis de Ricochet :

"Dans toutes les pièces, ils sont là et se moquent de moi. Regarde, regarde, comme tu es différente, c'est ce qu'ils semblent me dire." "Ils", ce sont les miroirs. Suzie, bientôt 10 ans, voit dans son reflet l'image troublante d'une petite fille qui ne ressemble pas à ses parents. Ses cheveux bouclés sont là pour lui dire qu'elle est une enfant adoptée. La réalité ne peut être autre. Alors, Suzie imagine sa vraie mère, l'appelle Mine et lui parle. Elle lui écrit, et c'est ce journal intime que le lecteur partage avec l'héroïne. S'inventer des histoires peut constituer un bon chemin pour appréhender et s'approprier la réalité. C'est en tout cas ce chemin-là qu'a choisi de prendre la jeune Suzie.
Article rédigé par Pascale Pineau pour le site "Ricochet" http://www.ricochet-jeunes.org/livres/livre/40169-les-anglaises
 
 
 
 
 
Le blog de Clarabel :
 
Mine, tu crois que trop ressembler à ses parents, ça rend malheureux ?
Pour commencer, j'ai terminé le nouveau roman de Marie Chartres, à la jolie couverture rouge, et qui porte le titre facétieux : Les anglaises. En référence aux boucles folles, à cette chevelure sauvage et indomptable qu'a la petite Suzie, presque dix ans. J'ai d'ailleurs aimé y retrouver une petite fille qui avait le même âge que la mienne, c'était comme me dire, alors ça fonctionne comme ça une bestiole de cet âge... Bref. L'histoire de Suzie commence par un terrible constat : on lui a menti. Elle a forcément été adoptée. Pourquoi, comment. On ne le sait pas tout de suite. Et ce sont en tout seize lettres qu'elle adresse à Mine, probablement sa véritable mère, qui l'aurait abandonnée. Tout au long du roman, Suzie se remet en question, se juge dans les miroirs et juge aussi ses parents, elle devient farouche, renfermée, elle fait la tête et veut même se venger sur la vendeuse à la queue de cheval. On n'imagine pas à quel point ça se bouscule dans la caboche d'une fillette de cet âge, pourquoi ses folles anglaises lui mènent la vie dure. C'est dit, la vie n'est décidément qu'une sombre affaire capillaire. Dans le roman, on découvre aussi Marcia, j'en parlais ci-dessus, et c'est la meilleure amie de Suzie. Elle vit seule avec sa maman qui la couve trop. Et lorsque Marcia tombe malade, tout se complique. Suzie elle-même va plonger, elle se sentira plus perdue que jamais, jusqu'à l'arrivée de Tante Odile et son fer à lisser. C'est une merveilleuse petite histoire qui parle d'identité et de personnalité, d'indépendance et de reconnaissance, et aussi de ce que l'on voit avec les yeux ou le coeur, ce qu'on souffre de ne pas dire et ce qu'on entend parfaitement dans les silences... Beaucoup d'intelligence et de sensibilité derrière ce parcours d'une fillette qui ne manque pas d'imagination, mais qui justement va s'en servir pour comprendre ce qu'elle n'arrive pas à expliquer, et permettre ainsi à mieux cerner la vérité qui ne se voit pas toujours dans les miroirs.

Et parce que j'adore ce passage (entre autres) ...

La première fois que je l'ai vue, ce sont ses cheveux qui m'ont sauté au visage. Mine, ça ressemblait à une attaque orange. Elle est rousse, tellement rousse : je suis persuadée que, si les gens dans l'univers entier n'arrivaient plus à connaître la signification des mots, tous au même moment, et devaient tout réapprendre, eh bien, le monsieur chargé d'inventer le dictionnaire mettrait la photo de Marcia face à ce mot de six lettres et tout le monde comprendrait, c'est sûr.
Ce serait lumineux, comme définition.

Neuf de l'Ecole des Loisirs, 2010 - 100 pages - 8,50€
illustration de couverture : Gwen le Gac

Rédigé par Clarabel sur son blog éponyme : http://blogclarabel.canalblog.com/archives/2010/03/04/17121971.html

Par Marie Chartres
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Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /2010 07:51

J'ai le plaisir d'être invitée à la très petite fête du livre à Clisson.

Venez nombreux !

affiche-tpf.jpg

 

Pour fêter ses 5 ans, la librairie est heureuse de vous inviter à :


LA TRES PETITE FETE DU LIVRE
58 bis rue des Halles et parking du château à Clisson


ENTREE LIBRE



Au programme:



Samedi 22 mai
• 17h : 5 ans d’expositions ; vernissage à la Très Petite Librairie.
• 18h : Concert (jazz manouche).
• 19h : Grand apéro littéraire..., dînatoire et champêtre (apportez une bouteille et/ou un plat à partager et un livre “coup de cœur”).
• 21h30 : Concert de Winkler (chanson française).
• 23h : Bal littéraire animé par DJ Nassep Ciré.

Dimanche 23 mai
• 10 h à 12h : Balade en ballades dans Clisson. Départ de la Très Petite Librairie, promenade et lectures dans les Garennes et le cloître des Cordeliers.
• 12h30 : déjeûner sur le site de la fête. Restauration sur place ou pique-nique possible.
• 14h à 18h : Lectures, rencontres, débats avec les auteurs :
Pierre Autin-Grenier, Olivier Bardoul, Bernard Bretonnière, Marie Chartres, Gérard Mordillat, Eric Pessan, Gwenaëlle Rebillard.
- Stands d’éditeurs, contes pour enfants par l’association Paroles de marmite, lectures par l'association Tête de Litote...
- Troc de livres (venez avec vos livres à échanger).
• 18h : Clôture de La Très Petite Fête en musique avec Aurèle et Ludovic Hellet dans le duo "Vocal cordes" (chanson française).



infos au   02 51 71 89 66 


BAR ET RESTAURATION sur place samedi et dimanche.
en cas de pluie rendez-vous sous les Halles de Clisson.

Cette fête est organisée par la Très Petite association,
à l'occasion des 5 ans de La très petite librairie,

avec le soutien de la Région Pays de la Loire.

Par Marie Chartres
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Présentation

Profil

  • Marie Chartres
  • Marie Chartres
  • Femme
  • 23/12/1977
  • Littérature Ecriture Romans
  • "Bleu de Rose" ed. de L'Ecole des Loisirs, coll. Médium "Les anglaises " ed. de L'Ecole des Loisirs, coll. Neuf

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